« En général je ne me plains pas des croupes séduisantes »
C’est vraiment une belle performance de donner une telle tension à un film de plus de deux heures et demie dont les deux tiers se passent presque complétement dans le cadre restreint d’un prétoire. D’autant que, si l’affaire plaidée apparaît a priori presque banale, sa complexité va en s’accroissant au moment où, précisément, les détails se révèlent. Ce paradoxe, en fait, n’est qu’apparent : on sait bien que la simplicité est la chose la moins certaine du monde. En tout cas, dans les riches et tortueux chemins des films de procès, il me semble qu’Autopsie d’un meurtre est vraiment ce qui se fait de mieux, servi par des acteurs impeccables, des dialogues étincelants et une musique (de Duke Ellington), vive, nerveuse, qui s’adapte avec élégance et intelligence aux péripéties présentées. On peut même ajouter le générique très heureusement daté et jazzy.